La légende rejoint-elle l’histoire pour autant?

La légende la plus répandue nous vient des contes des «Milles et Une nuit» (Xème siècle).
Alors qu’il garde paisiblement son troupeau, Kaldi, jeune berger yéménite, s’étonne de l’état d’excitation de ses chèvres qui gambadent en pleine nuit.
Ayant remarqué que celles-ci passent leur temps à brouter des baies rouges d’un arbuste, Kaldi y goûte, devient hilare, se met à danser et part à la rencontre des prieurs de la communauté des soufis pour leur annoncer sa découverte.
Curieux, les religieux décident alors de goûter à ces baies.
L’amertume de celles-ci les déçoit et ils les jettent au feu.
Un délicieux parfum se répand et ils ont l’idée de préparer une décoction avec ces fruits ainsi «torréfiés».
Ce breuvage leur évite de s’assoupir durant la prière du soir jusqu’au petit matin.
Si tout le monde s’accorde pour dire que le caféier (Coffea arabica) est né, il y a plusieurs millénaires, en Abyssinie (actuelle Ethiopie) dans les montagnes de Kaffa, certains historiens estiment que ce sont les Perses qui, les premiers, ont parlé du café.
Cité dès le IXème siècle dans certains écrits médicaux, il est repris au XIème siècle par Avicenne, célèbre médecin et philosophe, qui décrit les effets du café sur le système digestif dans le Canon de la médecine.

Mais ce sont les Arabes qui sont à l’origine de la boisson, du principe de torréfaction et des échanges commerciaux.


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